projet seigle

Dans un projet de plusieurs années, les variétés de seigle de la Vallée d’Aoste sont décrites afin de pouvoir les comparer avec celles du Valais. La banque de gènes de l’agroscope de Changins a reçu de la banque de gènes de Saint-Pétersbourg quelques variétés de seigle d’origine suisse, qui sont également décrites.

Le seigle (Secale cereale L.) est une céréale rustique adaptée aux conditions climatiques et géographiques extrêmes: résistante au froid, à la sécheresse et aux terrains pauvres. Ces dernières années, grâce à un sursaut d’intérêt pour les produits locaux et traditionnels, cette céréale est
cependant remise à l’honneur.
Le seigle possède aussi une haute valeur nutritive et une richesse en minéraux appréciable, principalement en manganèse, sélénium, magnésium, phosphore, fer et cuivre. Il contient également de précieuses vitamines issues du groupe B, de la vitamine E et de l’acide folique. De plus, sa richesse en fibres en fait un aliment déclaré intéressant pour faire baisser le taux de cholestérol, combattre la constipation et prévenir ainsi le cancer du côlon (Gråsten et al. 2000).
Le seigle était la principale céréale dans les hautes vallées du Valais, mais aussi de l’autre côté du Col du Grand-Saint-Bernard, dans la Vallée d’Aoste. Les chanoines jouent un rôle fondamental dans l’agriculture dans les deux vallées, ils devaient produire les aliments pour l’hospice. Voilà un extrait de la Revue ” Mission du Grand-Saint-Bernard”, Année 2012 – Numéro 3 :
« Un des graves problèmes des révolutions de 1848 en Valais, est qu’elles ont pris toutes les propriétés du St-Bernard en Suisse. Celles du Valais s’appelaient la « panetterie de saint Bernard » et leurs revenus annuels, avec ceux provenant des principales paroisses desservies par les chanoines au Nord des Alpes, servaient à fabriquer le pain de seigle de l’hospice. Il en fallait 11’200 kg par année. D’un seul coup, l’hospice se voit privé de son pain, soit de la base de son alimentation. Il a fallu immédiatement y pourvoir, ou bien disparaître. C’est la raison de la location – en 1848 – puis de l’achat – en 1859 – de la ferme de St-Oyen. Sur ses terres, on peut y planter puis y récolter des céréales, 24 quintaux en 1930. Après leur séchage, il faut les passer dans un des deux moulins de la ferme, puis faire le pain, le cuire au four, puis le transporter à l’hospice. “ On part du principe, que les variétés des deux côtés étaient les mêmes aux départ, vu les échanges actifs.
Et c’est les Chanoines du Grand-Saint-Bernard, très impliqué dans l’agriculture dans le Valais et dans la Vallée d’Aoste, ont fondé l’école pratique d’agriculture d’Aoste en 1951. L’Institut agricole régionale a commencé dans les années 90 de collectionner les variétés locales de seigle et au même temps ils ont repris les 5 accessions de la vallée d’Aoste présent dans la banque de gènes à Changins, collectionnées fin des années 80 par des collaborateurs d’Agroscope.
Le projet a pour but : de mieux cerner le matériel qui se trouve dans la banque de gènes, la qualité meunière et boulangère des variétés de seigle, afin de mieux répondre aux exigences des utilisateurs de seigle et ceux-ci en étroite collaboration avec l’Institut régionale agricole de la vallée d’Aoste. Les variétés locales de la Vallée d’Aoste, ils font aussi partie du patrimoine Suisse.